Des citoyens de plus 15 pays d’Europe viennent de lancer une campagne commune via  le premier dispositif de démocratie participative internationale : l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE). Le but de cette initiative est d’ interpeller les institutions Européennes sur la mise en oeuvre d’un revenu de base inconditionnel pour tous les citoyens de l’Union.

Cinq ans après le début de la crise, l’idée d’un revenu de base est en train d’émerger comme une nouvelle revendication sociale en Europe, mais aussi ailleurs dans le monde. L’idée consiste en l’octroi d’un revenu de base pour tous , sans condition de travail, de situation ou de richesse.

Contrairement aux dispositifs existants tels que le Revenu de Solidarité Active, le revenu de base est cumulable avec d’autres revenus. L’idée directrice est de lutter contre les inégalités, de mieux partager le travail, mais également de simplifier le système actuel en faisant des économies dans les budgets des administrations publiques.

Les organisateurs de l’ICE invitent tous les citoyens Français à s’intéresser au sujet et à soutenir la pétition “Revenu de base inconditionnel – Explorer une voie vers des conditions émancipatrices dans l’UE” en signant le formulaire officiel de la commission sur le site http://basicincome2013.eu/ubi/fr/ .

En France, cette campagne est soutenue et propulsée par le Mouvement Français pour un Revenu de Base, association créée en Mars 2013 qui anime notamment le site http://vps286884.ovh.net. De nombreux groupes locaux, dont les coordonnées sont disponibles sur le site, accompagnent l’initiative au plus proche des citoyens Français.

Stanislas Jourdan, l’un des initiateurs de cette initiative et coordinateur du Mouvement Français pour un revenu de base souligne : “L’idée est avant tout de lancer un vaste débat public autour du revenu de base et de toutes les questions que cette idée suscite sur notre rapport au travail, à l’argent, au temps, et à notre citoyenneté.”

Les organisateurs de l’initiative ont jusqu’au 14 janvier 2014 pour récolter un million de signatures, tout en atteignant un quota minimal dans au moins 7 pays de l’UE. Si l’initiative obtient le succès escompté, la Commission Européenne devra formellement examiner la demande citoyenne et offrir aux organisateurs une audience devant le Parlement Européen.