En prévision du troisième Comité interministériel à l’égalité et à la citoyenneté qui aura lieu le 13 avril prochain, le Gouvernement à lancé une consultation citoyenne numérique sur le site Egalité-Citoyenneté. Le gouvernement souhaite en effet associer les internautes à une réflexion qui vise à relever huit défis pour la République autour de quatre thèmes : l’école, l’engagement et l’émancipation des jeunes, l’emploi et l’entreprenariat, et l’égalité réelle.

A ce jour, quatre contributions en rapport avec le revenu de base  ont été écrites par des adhérents du MFRB et un  citoyen anonyme qui ont écrit autour des thèmes du bénévolat et de l’entreprenariat. La contribution qui aura obtenu le plus de votes au sein de chaque défi sera discutée lors du Comité interministériel en compagnie des auteurs. Ce serait donc une belle opportunité de montrer que la société civile se mobilise pour le revenu de base.

Vous souhaitez soutenir ces initiatives ? Vous avez jusqu’au 6 avril pour apporter votre soutien, par le vote, aux contributions. Celles-ci sont toutes intégrées dans le défi Comment concilier vie professionnelle et activités bénévoles ? Les voici.

Instaurer le droit à un revenu de base inconditionnel

Proposition de François Nicolas.

Pour concilier vie professionnelle et activités bénévoles il convient de ne plus uniquement valoriser financièrement la vie professionnelle et de redonner de la valeur à l’ensemble des autres activités en instaurant un revenu de base inconditionnel. Ce faisant, la nation affirmera que le bénévolat librement choisi participe bien des activités créatrices de richesses.

Depuis le recueil officiel, en dix mois, de 285 042 soutiens de citoyens européens, issus de 28 pays différents, l’idée d’un revenu de base inconditionnel progresse dans tous les pays et sur l’ensemble l’échiquier politique. De l’avis de toutes et de tous, face aux gains de productivité, il ne peut y avoir de retour au plein emploi sans un changement de paradigme, sans donner à chacun les moyens de revisiter son rapport à l’emploi et les modalités d’exercice de ses activités. Il devient urgent de reconnaître un droit inconditionnel de vivre et participer à la vie sociale indépendamment des activités professionnelles. Il faut sécuriser une part des revenus pour faciliter l’implication de toutes et de tous dans la vie associative. Redonnant à toutes les personnes résidant en France l’assurance de ne plus jamais être laissée sur le bord de la route, la nation peut ainsi les aider à oser s’investir, à oser faire profiter le plus grand nombre de leurs compétences, de leurs savoirs.

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Expérimenter la monnaie d’estime

Proposition de Geneviève Bouché.

Les progrès pour être plus efficace dans la production de biens et de services, combinés à l’accès à l’éducation et aux réseaux d’informations, nous laissent espérer un monde dans lequel il est possible de donner plus de sens à sa vie en contribuant à la vie de la communauté. Réciproquement, la communauté, pour être attractive et permettre à chacun de développer son potentiel a besoin de l’implication des citoyens.

Le bénévolat n’est pas fiable : le moindre incident décourage. Encourager les comportements vertueux devient donc une attente pour les citoyens et un besoin pour la communauté.

La monnaie que nous utilisons est fondamentalement conçue pour sceller des échanges de biens et de services.

La monnaie d’estime est accordée à toutes personnes qui contribuent à la vie de la communauté. En retour, la communauté accorde des avantages aux bénévoles. De nombreuses formules de création et de destruction de cette monnaie sont possibles. Cette monnaie peut être adossée à l’€ (financée par des budgets d’évitement) ou être indépendante (donner accès qu’à des prestations communales).

Tenter des expériences dans ce domaine ne coûte (presque) rien et fournira de précieux enseignements à l’heure où les monnaies numériques se préparent à changer fondamentalement nos instruments d’échange productifs et contributifs.

Les monnaies d’estimes sont destinées à devenir un des compléments au revenu de base lorsqu’il a besoin d’être contextualisé.

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Débutance & revenu de base

La création d’entreprise devient une affaire collective car il faut de plus en plus de compétences variées pour construire un projet. Réciproquement, le tissu entrepreneurial a besoin de se nourrir des innovations des startups, ou du moins des enseignements issus des leurs explorations.

Ce terreau entrepreneurial devient plus que jamais la source de notre richesse à venir, mais il est sous employé pour deux raisons :

1/ Actuellement, l’essentiel des projets est en réalité financées par Pôle Emploi. Les jeunes n’y ont pas accès et ceux qui y ont accès sont contraints de réussir en moins de 24 mois, ce qui est peu pour des projets complexes. Le revenu de base constitue une réponse pertinente. Il peut être en parti remboursé au fur et à mesure que l’entreprise sort du rouge, à condition que le tissu entrepreneurial s’engage à favoriser son déploiement (enracinement). Ce mécanisme permettrait à la communauté de récupérer une partie de son investissement lorsque la startup quitte le territoire.

2/ la construction des projets de startups devenant plus complexes et les échecs devenant une source d’expériences, le concept de débutance s’impose. Il s’agit de créer des semis de startups (esprit école 42) qui favorise la combinaison des idées, des talents et des expertises. Ainsi, un projet qui s’avère sans issu est immédiatement remixé avant même que les dégâts humains et financiers n’aient eu lieu.

Ce travail amont a pour objet de rendre plus efficace les acteurs aval : les incubateurs et le monde du financement de l’innovation, inondé de projets insuffisamment mûris.

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Grâce au revenu universel inconditionnel…

Proposition de Scammpucci.

Grâce au revenu universel inconditionnel qui permet de ne pas travailler 35h et donc d’avoir du temps pour le bénévolat.

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À propos

Le MFRB est une association transpartisane créée en mars 2013. Il se donne pour mission de promouvoir le revenu de base jusqu’à son instauration en France. Il regroupe plus de 80 dynamiques locales sur le territoire.

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